Le mythe du Dossard 51

Publié par Ugo D'Angelo le

TOUR DE FRANCE – L'impressionnante Boucle forge ses légendes, ses croyances. L'une très bizarre touche non un coureur, un col ou une équipe, mais… un dossard. Le 51.

Cet article vous ait proposé par Dossard 51. Nous vous proposons toutes sortes de vêtements ainsi que d'autres accessoires !

Un mythe né il y à peine 12 ans, mais enfoui depuis près de 40 ans. D'éminentes plumes du siècle ancien ont comparé la grande boucle à L'Odyssée d'Homère. L'impressionnante Boucle, ou l'aventure des temps contemporaines, fondatrice et évocatrice. Pas surprenant dès lors qu'elle produit au fil des ans, des performances et des tragédies, sa propre mythologie. Plusieurs légendes ont la peau dure, d'autres résistent moins à la patine du temps. Mais si l'empreinte s'efface, le souvenir, lui, n'exige qu'à être ravivé. Comme avec le dossard 51. Le héros cycliste, comme tout sportif de haut niveau, est la plupart du temps superstitieux pour leurs parts.

 

Le cycliste et son dossard. Un duo indissociable.

 On ne serait susceptible de penser une épreuve sans dossard floqué au dos des maillots. Il y a là quasiment un côté fétichiste. De tous, le dossard 51 est surement le plus légendaire de l'histoire du Tour de France. Il n'est malgré tout pas celui qui a la plupart du temps guidé le gagnant final. 24 fois sur 101, le maillot jaune en Île-de-france portait le dossard 1. Mieux cohérent, dès le moment où le tenant de l'opus l'arbore. Arrivent juste après le dossard 11 (6 victoires) ensuite le 2 (5 victoires). Le 51 apparait malheureux quatrième, avec des anonymes dossards 15 et 21. Alors, pourquoi draper le "dossard anisé", comme indiquait Antoine Blondin. Parce qu'il a consacré quatre héros sensationnels sur un laps de temps si courte (moins de 10 ans) que cette concentration temporelle a construit autour de l'association de ces deux indicateurs l'illusion d'une aura particulière. Tout démarre en 1969. Le parcours a déjà l'âge de la retraite. En 66 ans, rarement un dossard 51 n'a gagné la compétition. Puis Eddy Merckx vient. L'avènement du plus énorme champion de l'histoire du cyclisme s'adjoint de façon inédite du numéro 51. Cela passe inaperçu.

 

Chany : "Il faudra élucider ce mystère un jour".

 Le Cannibale s'adjuge par la suite les trois Tours suivants. Avec le dossard 1, bien entendu. En son absence, en 1973, Luis Ocana gagne. Son dossard cette année-là ? Le 51. Merckx repart pour un tour en 1974 pour son 5e Tour mais en 1975, il doit s’incliner devant Bernard Thévenet. Or il se situe que le numéro un de Peugeot a de plus traversé cette édition de 1975 avec le dossard 51 floqué dans le dos. Le dossier est drôle. On mentionne un porte-bonheur. Ensuite, en 1978, le Tour entre dans l'époque Bernard Hinault. Le gamin loup d'Yffiniac n'a pas 23 ans. Mais il porte le dossard 51 durant ce premier Tour, celui de son premier succès. En tout juste neuf ans, quatre champions, dont deux des plus grands héros de l'histoire du Tour de France, ont alors triomphé en jaune avec un dossard commun. Si ces quatre triomphe s'étaient étalés sur 30 ou 40 ans, il est fort possible que personne n'aurait noté cette histoire cocasse. Mais pourquoi diable, tandis que personne n'avait rarement gagné avec lui avant, devenait-il subitement essentiel ? Pierre Chany, gigantesque figure du journalisme sportif, président de la catégorie cyclisme de L'Equipe des dizaines d'années pendant, dira autrefois : "il faudra mieux terminer par éclaircir ce mystère". Depuis au moment, l'interrogation brûlante à l'approche de la période estivale n'était plus d'apprendre quel coureur était le plus en forme ou à qui le parcours irait le mieux, mais qui hériterait du dossard 51. Comme s'il était devenu par ses bienfaits dédiés, autrement une assurance de triomphe.

 

Si on hésitait entre deux outsiders, celui qui portait le 51 avait inéluctablement notre préférence.

  Si on hésitait entre deux outsiders, celui qui portait le 51 avait obligatoirement notre préférence. Le 51 au lieu le 21 ou le 31. Etait-ce absurde? évidemment que oui. Assurément, le dossard 51 n'avait pas plus d'influence sur l'arrangement final du Tour que le fait de croiser les doigts. Au fil des ans, le dossard 51 a cessé de porter bien-être. Personne, depuis Hinault en 1978, n'a remporté le Tour avec. En 1987, Pedro Delgado a failli faire renaitre la coutume. Il l’a raté pour 40 secondes. Quatre ans après, Gianni Bugno fut d'autre part le dauphin de Miguel Indurain avec le 51. à présent, seuls les moins récents jettent un œil, plus distrait que réellement en chaleur, au porteur du 51 à l'heure de la déclaration de la start list. Mais comme toutes les légendes urbaines, il en demeure encore quelque chose. Au moment où Fabian Cancellara a remporté son second Paris-Roubaix en dominant l'adversité au cours de l'année 2010, certains ne sont pas passés à côté de l'occasion de noter qu'il portait "le légendaire dossard 51". Ce n'était pas une façon d'indiquer que cela l'avait aidé en quoi que ce soit, mais de raccrocher les wagons du passé.

 

Voilà, maintenant vous savez pourquoi le Dossard 51 est le nom de notre marque. N’hésitez pas à venir faire un tour sur notre site pour découvrir nos collections ainsi que autres gadgets autour du monde de la petite reine.


Partager ce message



Message plus récent →


  • I am constantly thought about this, thank you
    for posting. http://www.xgssd.com/member.php?u=8206

    الموقع الشخصي le

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.